Mardi, Septembre 07, 2010
   
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Exclusif : des militants favorables au plan d’autonomie arrêtés par le DRS à Tindouf

C’est une information qui au premier abord pourrait paraître anodine, mais en réalité,  elle revêt une importance capitale à l’aube de la possible reprise des pourparlers informels entre le Maroc et le front Polisario.
En effet, selon des sources proches de la direction du Front Polisario, les services de renseignements algériens, le DRS (Département Renseignement & Sécurité) auraient  procédé mardi dans la nuit à l’arrestation de membres du Front Polisario qui avaient ouvertement manifesté leur sympathie au plan de règlement marocain du conflit du Sahara, et qui seraient des proches de Ahmedou Ould Souilem, ancien N° 2 de la diplomatie du Front Polisario, fraîchement rentré au Maroc (lien) , et plutôt volubile quant aux « débordements » effectués par la direction du mouvement de guérilla. Suite à l’entrée en scène du mouvement dissident du Polisario Khat Achahid (La ligne du martyr)  il ya près d’une semaine, ces arrestations viennent confirmer le désir de l’Algérie d’étouffer dans l’œuf toute velléité de la part des habitants des camps d’adhérer au plan de règlement proposé par le Maroc.
   

La forme des négociations informelles Maroc-Polisario « pas encore arrêtée »

Il semblerait que cela soit reparti pour un second tour de négociations « informelles » entre le Maroc et le front Polisario, après un premier round infructueux en Autriche l’été dernier. Ce dernier n’a pas permis la reprise du processus de Manhasset, qui lui-même a connu plusieurs sessions sans succès, chaque partie campant sur ses positions. Néanmoins, des évolutions importantes du contexte  ont eu lieu depuis la dernière rencontre directe entre le Maroc et le front Polisario, puisque des informations  fiables faisant état de dissensions importantes entre les membres du mouvement de guérilla et son parrain algérien avaient transpirés dans plusieurs médias. Depuis l’affaire autour de la « campeuse » Aminatou Haïdar, paradoxalement, ces dissensions se seraient aggravées, le front Polisario estimant que l’escalade programmée par Alger a desservi ses intérêts, et que les agissements des services de renseignements algériens rendent de plus en plus difficile le rétablissement de la confiance, élément pourtant indispensable lors des négociations. En effet, face à des marocains   de plus en plus méfiants, il semblerait que même les rares points de convergence, autour de mesures de confiance et d’échanges familiaux, soient désormais  remis en cause, les autorités chérifiennes estimant que leurs interlocuteurs ne disposent plus de la crédibilité nécessaire à ce type d’échanges.

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La duplicité d’Abdelaziz Bouteflika exposée grâce aux archives secrètes de Kissinger

« Vous auriez pu, vous auriez pu arrêter l’aide économique et militaire ». Avec ces quelques mots, le ministre des affaires étrangères algérien d’alors et actuel Président Abdelaziz Bouteflika vient de révéler la nature réelle de ses intentions à l’égard du Maroc, lors d’une entrevue avec Henry Kissinger en Décembre 1975.
C’est un véritable choc sous la forme de révélations exclusives dévoilées par l’hebdomadaire marocain Tel Quel, suite à la dé-classification récente de documents secrets relatifs aux entretiens menés par le Secrétaire d’Etat US entre 1970 et 1976. Parmi ces derniers, une véritable mine d’informations relatives au conflit du Sahara, et portant notamment sur les intentions réelles de l’Algérie et de sa diplomatie, pilotée par l’hôte actuel du palais de la Mouradia. Ainsi, dans ce même document dévoilé par Tel Quel et désormais présent sur le site Wikileaks, l’on apprend avec stupeur que Bouteflika-pourtant né au Maroc- tente de monnayer le soutien américain à la position algérienne en proposant une médiation discrète avec…Cuba et l’URSS, rien de moins ! Rien ne semble en effet arrêter les ambitions du ministre des affaires étrangères de Houari Boumediene, qui veut absolument lier le sort des populations sahraouies au Qatar, puis aux Emirats Arabes Unis, pour lesquels il deviendra d’ailleurs un consultant rémunéré grassement durant sa période d’exil pendant les années 80…

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L’Algérie veut pousser le Polisario à la rupture de ban

Selon des sources proches de la direction du Front Polisario, contactées au téléphone par « Polisario Confidentiel », des instructions émanant du palais de la Mouradia auraient été données  au Front  Polisario afin de pousser « autant que possible » la « carte Aminatou », et ce dans l’objectif de bloquer les efforts du médiateur de l’ONU, Christopher Ross, qui tente depuis quelques jours de renouer les fils du dialogue entre le Maroc, le front Polisario et l’Algérie. En diplomate expérimenté, Ross aurait contacté au téléphone les différents protagonistes, et ce après que sa propre tournée dans la région aie été annulée, et que la perspective de se remettre à la table des négociations s’éloigne un peu plus chaque. Selon ces mêmes sources, les dirigeants du Polisario seraient mécontents de la position dictée par Alger car elle « risque d’anéantir les faibles progrès réalisés lors des rounds précédents », et de générer un « climat de suspicion permanent ». En effet, en tentant d e mettre en avant l’  « affaire »   Aminatou Haidar, l’Algérie tente absolument de frayer un chemin médiatique au dossier du Sahara, et ce avant que les chefs d’Etats de la planète ne se retrouvent à Copenhague, ce qui cannibalisera complètement le sit-in de la « campeuse » du Polisario.

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Intenses spéculations autour de l’état de santé réel d’Aminatou Haidar

C’est un véritable chassé croisé médical que viennent de vivre les autorités espagnoles concernant l’état de santé de l’activiste du Front Polisario Aminatou Haidar, qui serait en grève de la faim à l’aéroport de Lanzarote depuis maintenant une quinzaine de jours. En effet, dimanche 6 Décembre, le juge de garde d’Arrecife a ordonné une expertise médicale afin de déterminer avec précision l’Etat de santé  de Mme Haidar, après que le médecin personnel de cette dernière ait affirmé que ses jours étaient en danger. Coup de théâtre, le docteur mandaté par le juge affirme alors que son état n’est pas « aussi critique » que le laisserait entendre son médecin. Dans le doute, le juge a ordonné une seconde contre-expertise, qui s’est également révélée non-concluante. Pour rappel, la préfecture des Canaries a demandé à l’autorité judiciaire dimanche dans la soirée de "prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la vie et l'intégrité d'Aminatou Haidar", y compris son "hospitalisation".Selon des sources fiables proches du dossier, l’escalade programmée par l’Algérie autour du cas d’Aminatou Haidar ne devrait pas trouver d’issue rapide, le Maroc refusant à juste titre de transiger sur une question de souveraineté. Il est ici important de mettre en perspective ce qu’il serait advenu d’un militant kabyle algérien s’il avait renié sa nationalité publiquement

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