Mardi, Septembre 07, 2010
   
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L’Algérie tente de peser sur la position américaine sur le Sahara.

Un lobbying discret s’est déroulé durant le Week-end à Washington, juste avant la visite de la Secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton à Marrakech, où elle a participé aux travaux du Forum pour l’avenir. En effet, l’ambassadeur algérien aux USA a tenté de convaincre ses interlocuteurs au sein de la maison blanche que l’Amérique ne devrait pas, une fois encore « soutenir publiquement le plan d’autonomie marocain », sous peine de « décourager les négociateurs ». Abdallah Baali, qui s’était déjà illustré à plusieurs reprises dans le dossier du Sahara en mettant en place une nouvelle approche de lobbying  auprès du Congrès et du Sénat US, s’est néanmoins vu opposer une fin de non-recevoir, et s’est fait dire que le « soutien américain au plan marocain de règlement du conflit est non négociable, car la paix et la sécurité dans la région sont dans les intérêts stratégiques des Etats Unis ». Néanmoins, ce que n’a pas dit l’interlocuteur d’Abdallah Baali, c’est que l’Amérique estime malheureusement que les discussions entre le Maroc et le front Polisario sont totalement bloquées, la preuve en étant que Christopher Ross, négociateur de l’ONU pour le Sahara Occidental, a récemment demandé l’appui du Secrétariat d’Etat afin de peser sur les algériens et les « encourager » à « s’ouvrir au dialogue ». Selon des sources proches du dossier, contactées par « Polisario Confidentiel », aucune date n’aurait été fixée pour reprendre les négociations directes. Cette situation semble exaspérer la Secrétaire d’Etat Américaine, qui a réitéré son soutien au plan marocain et a même assisté à la cérémonie de lancement du méga plan marocain  pour l’Energie Solaire.

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Exclusif : les négociateurs du Polisario sur le point de démissionner.

Alors que l’échéance de pourparlers directs entre le Maroc et le Front Polisario semble s’éloigner de plus en plus, l’équipe de négociateurs du mouvement de guérilla menace de démissionner si des « éléments concrets »  ne leur sont pas fournis avant de s’asseoir à nouveau à la même table que les marocains. « Si rien n’est négociable, pourquoi discuter avec les marocains ? »   aurait lancé Mhammed Khaddad, l’un des membres du team de négociateurs   à son interlocuteur  habituel du ministère des affaires étrangères algérien, en charge des relations avec la MINURSO. En effet, suite aux développements récents du dossier du Sahara (Ejection de la délégation du Polisario du deuxième sommet Amérique du sud-Afrique (ASA) qui se tenait au Venezuela), puis la traditionnelle bataille des égos devant la quatrième commission de l’ONU, il semblerait qu’un certain sentiment de lassitude aie gagné la direction du Front, qui aimerait avoir une proposition à mettre sur la table afin de commencer à apercevoir le bout  du tunnel. Malheureusement pour les cadres de la Guérilla, ce n’est pas à Tindouf, mais bien à Alger et plus précisément au sein du Palais Présidentiel de La Mouradia, que les décisions se prennent pour tout ce qui touche au dossier du Sahara Occidental. Abdelaziz Bouteflika aurait expressément donné ses instructions pour qu’un point quotidien lui soit adressé, à la fois par les services de  Renseignement (La DRS, Direction Renseignement et Sécurité), que par le ministère des Affaires Etrangères. Les raisons de cette attention particulière du chef de l’Etat ? Depuis quelques mois, Bouteflika serait de plus en plus irrité par les méga-programmes immobiliers érigés dans la station balnéaire de Saidia, qui se trouve à quelques encablures seulement de l’Algérie, et dont la musique des festivals a poussé les Algériens frontaliers du Maroc à réclamer avec force la réouverture des frontières.

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Exclusif : le marchandage sordide de la DRS

Selon une source proches du ministère des affaires étrangères algérien, contactée au téléphone par Polisario Confidentiel » la visite très récente des  7 ressortissants marocains aux camps du  Polisario à Tindouf  aurait fait l’objet d’un marchandage financier des plus sordides, après que six des sept membres du groupe aient décidé d’interrompre brutalement leur visite, ayant constaté les conditions de vie abominables des populations vivant dans les camps contrôlés par la Guérilla. Des échanges très vifs se seraient alors déroulés entre les 6 réfractaires et leur « chef »  de délégation, un activiste bien connu,  ce dernier voulant les persuader de continuer la visite malgré les atrocités observées. Ces derniers voulaient en effet rebrousser chemin au plus vite, après avoir constaté qu’en dehors du parcours « officiel », balisé par la direction du Front Polisario, c’est une toute autre réalité qui leur a été donnée à voir. Certains sahraouis vivant dans les camps, ayant en effet eu vent de la visite des 7 marocains, ont décidé de s’  « inviter » lors d’une « cérémonie » d’accueil, et ont alors révélé au groupe de marocains que toute la mise en scène préparée pour leur venue a été préparée la semaine précédente par les militaires algériens, qui ont acheminé des denrées alimentaires, et ont même entrepris de …repeindre les bâtiments  du Front Polisario.

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Exclusif : Le Polisario tente de s’inviter à la 64ème assemblée Générale de l’ONU

De source proche du ministère des affaires étrangères algérien, des membres de la direction du Front Polisario ont tenté de se joindre à la délégation algérienne qui accompagnait le Président Bouteflika lors de la 64ème session de l’assemblée générale de l’ONU. Un seul petit problème semblait avoir été omis par les « invités spéciaux » du régime algérien : le service de sécurité de l’ONU n’accorde l’entrée du bâtiment qu’aux personnes dument accréditées et mandatées par leur gouvernement. Il y eut donc un moment de flottement qui dura plusieurs minutes à la porte des Nations %Unies, durant lequel le Président Bouteflika s’est emporté, avant de se rendre compte que plusieurs journalistes et caméras étrangères étaient présents. Grosse colère également des deux membres de la direction du Front Polisario, qui doivent néanmoins accompagner le Président algérien lors du 2 ème sommet Afrique-Amérique du sud qui doit se tenir au Venezuela aujourd’hui. Ce n’est pas la première fois que Bouteflika tente de faire passer des dirigeants du Polisario pour membres de sa délégation, et sa dernière tentative, lors des célébrations des 40 ans de pouvoir de Mouammar Kadhafi, a été à l’origine d’une tension diplomatique entre la Libye et le Maroc.

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Exclusif : le « passager clandestin » de Tripoli

C’est un évènement qui a failli perturber les relations entre le Maroc et la Libye, pourtant, les vraies raisons de  présence du secrétaire Général du front Polisario Mohammed Abdelaziz à Tripoli pendant les célébrations du 40ème anniversaire du guide de la révolution sont loin d’être celles avancées officiellement. Pour ses lecteurs, Polisario confidentiel a pu découvrir un coin du voile sur une histoire beaucoup plus compliquée. L’histoire est désormais connue, mardi 1er Septembre 2009, la délégation marocaine qui devait assister aux célébrations du quarantième anniversaire de la prise de pouvoir par Mouammar Kadhafi en Libye se retire, « officiellement » parce qu’elle aurait « constaté » la présence de Mohammed Abdelaziz parmi les délégations invitées.
Or, la réalité est beaucoup plus complexe, car c’est en fait  le Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, qui a personnellement invité le leader du mouvement de guérilla, passant outre les garanties données par le ministère libyen des affaires étrangères au Maroc, et voulant absolument faire un « coup de force », sachant que son hôte, pour des raisons protocolaires, sera moins enclin à refuser une telle faveur au doyen des chefs d’états du Maghreb (72 ans). C’est donc la veille que s’est tramée l’incroyable aventure de Mohammed Abdelaziz, qui a été appelé par le Président algérien qui lui a signifié qu’il pouvait rester à Tripoli, malgré la fin du sommet de l’Union Africaine. Devant l’incompréhension du chef du Polisario, Bouteflika lui aurait signifié : «  tu marches à côté de moi, personne n’osera venir te dire quoi que ce soit, même Kadhafi sera pris de court et sera obligé de faire bonne figure, il ya plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement présents ».

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